30 mars 2026 : 
Grand Prix Gilbert-Bousquet 2026 : comment gérer une situation de crise quand on est à la fois photographe et chargé de communication de l'épreuve ?
À vrai dire, ce qui s'est passé lors de la 50ᵉ édition du Grand Prix Gilbert-Bousquet, tout le monde aurait aimé l'éviter. Alors que je remontais la file des voitures avec mon pilote moto, les véhicules des équipes se sont immobilisés et les mécaniciens se sont agités. L'annonce Radio Tour nous a fait comprendre la gravité de la situation : une lourde chute causée par l'intrusion de véhicules a nécessité une neutralisation de la course. Cela a duré deux heures.
Face au chaos, j'ai tout de suite fait le choix de baisser l'appareil photo par respect pour les victimes et pour ne pas choquer leurs proches. J'ai alors endossé ma casquette de communicant, cherchant l'information fiable auprès des officiels pour rassurer et informer notre public en temps réel ainsi que les bénévoles qui étaient répartis un peu partout sur le circuit.
L'épreuve est finalement repartie sur le circuit final de Landivisiau. J'ai donc repris mon travail photographique pour documenter la course. Quinze tours de circuit de cinq kilomètres, qui ont été le théâtre d'une bataille nerveuse.
Mon objectif a été de traduire visuellement la bascule psychologique de ce peloton remobilisé. À travers des angles serrés et un travail sur le mouvement, j'ai tenu à capturer l'explosivité des nombreuses offensives et la détermination brute sur les visages, jusqu'au sacre magistral de Louka Lesueur en solitaire.